A settanta anni dalla loro redazione ecco per la
prima volta in rete i documenti che Galeazzo Ciano
allegava al suo DIARIO


 

COLLOQUIO CON L'AMBASCIATORE DEL REICH

 

Roma, 24 aprile 1938 - XVI


Ho ricevuto questa sera l'Ambasciatore von Mackensen, il quale mi ha fatto verbalmente la seguente comunicazione:
"J'ai fait suivre le télégramme dont j'ai parlé à V. E. la dernière fois d'un autre pour mettre Berlin au courant de notre dernière conversation et pour appuyer sur le fait que S. E. le Duce s'occupe personnellement de la question et tient beaucoup à ce que les choses se développent d'une façon à ne pas endommager les intérêts iraliens en Autriche. M. v. Ribbentrop s'est occupé lui-même de la question et vient de me charger par un télégramme venu ce matin de vous dire ce qui suit tout en vous demandant de mettre au courant S. E. le Duce.
"Il va de soi que quant aux mesures à prendre en Autriche pour mettre en harmonie les dispositions en vigueur dans l'ancienne Allemagne avec celles en Autriche nous sommes tout à fait disposés à respecter dans la mesure du possible les intérets italiens. Dans le cas où par des raisons générales de nécessité absolue on ne pourrait guère éviter de toucher aux dits intérêts, nous allons renvoyer ces mesures en tous cas jusqu'au moment où l'Italie à l'occasion des discussions qui vont s'ouvrir aura eu la possibilité de les discuter avec nous. Pour cette raison nous tenons tout de même que ces discussions ne s'ouvrent pas plus tard due le 9 mai. "Notre programme envoyé à Rome n'est que l'énumération des points à discuter intéressants particulièrement sauf la liberté entière de l'Italie d'indiquer de son côté tous les points qui pour elle sont d'un intérét spécial.
"Pour la question de la déclaration des valeurs étrangères nous avons renvoyé la date de nouveau et ceci à une date postérieure le 9 mai, c'est-à-dire, le moment où vont s'ouvrir les discussions, et avons démontré par cela même notre bonne volonté de trouver en commun le chemin pour une solution même si dans ce cas de notre côté il y ait des préoccupations très sérieuses et de principe pour notre économie.
"De même le renvoi des mesures de tarif en Autriche jusqu'au moment des pourparlers avec l'Italie nous porte des torts très sérieux et nous empêche d'unifier - dans l'intérêt d'un développement tranquille de 1'économie - les tarifs. C'est pour cela que nous espérons beaucoup que les pourparlers que nous avons proposés pour le 25 à Munich amèneront déjà un accord sur des questions de détail."

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